Romans

D'ailleurs

On entre dans le plus récent roman de Verena Stefan, comme dans une eau dont le flot nous entraînerait rapidement loin. On entre dans les innombrables strates de la pensée d'une étrangère d'abord désorientée à l'intérieur d'un territoire qu'elle découvre - Montréal et la campagne alentour -, où elle se laisse dériver entre les langues. On vit avec Lou, qui lui raconte les animaux sauvages peuplant le territoire - les couguars, les ours et les loups justement. On traverse l'effroi, le cancer, la chimio qui attaque le vivant. On arpente les rues de la ville, la couleur des gens d'ici et, au bout d'une rue, on retrouve un village suisse de l'enfance. Et de cette épaisseur dense et fascinante du réel monte une sorte de courant chaud, d'hymne à l'amour et à l'appétit de vivre.

Traduction de l'allemand par Louis Bouchard et Marie-Elisabeth Morf, revue par l'auteure

Prix John-Glassco 2010

 

D'ailleurs

268 pages

9782923511139

Verena
Stefan

Revue de presse

« Verena Stefan réussit à transposer sa vulnérabilité d'amoureuse, d'immigrante et de malade effondrée en un exercice cathartique d'une grande douceur »

« Une fluidité de la pensée que l'on trouve rarement dans la littérature contemportaine »

« d'ailleurs, c'est de là que nous parvient la voix de Verena Stefan... Au coeur d'un voyage à travers ses suvenirs, l'auteure fait de son oeuvre un refuge, plus près de la maison grouillante de vie que du mausolée. La prose coule, d'une rare sensibilité, nous entraînant dans les hauteurs pour mieux saisir le vertige de la chute. »

Michèle Bernard Nuit blanche Hans-Jürgen Greif Moebius Jennifer Beaudry Collections

« Les traducteurs Louis Bouchard et Marie-Élisabeth Morf remportent le Prix John-Glassco 2010 pour D’ailleurs. »

« Très original dans sa forme, une narration impressionniste et métaphorique, D'ailleurs forme une suite ouverte de sensations liées les unes aux autres, un univers fluide, sans frontières, où les paysages extérieur et intérieur s'interpénètrent. »

« Une langue déliée et chaude qu’il fait bon se mettre en bouche. »

ATTLC Elsa Pépin La Presse Benoit Migneault Fugues

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