Romans

Le cadavre de Kowalski

« Je m’appelle Wiktor Kowalski et je suis mort le 7 février 1941. C’était pendant la guerre. Mais je n’y étais pas, à la guerre. C’était le milieu de l’hiver. La neige était folle, la terre dure. Le cadavre ne s’y est pas enfoui tout de suite. Il a fallu attendre la boue du printemps. Elle a rapidement avalé les doigts, puis la tête, le torse et le bassin. Les cuisses ont donné plus de mal, mais une fois ces deux gros morceaux engloutis, la terre n’a fait qu’une bouchée du reste. L’été arrivé, plus rien du cadavre n’était visible à la surface. Les herbes hautes, les marguerites et les quenouilles avaient repoussé. Le cadavre plongeait tête première en direction de je ne sais quoi. Mais je le laissais aller. J’avais confiance. Et puis non, je n’avais pas confiance du tout. »

Le repos éternel est une vaine chimère pour le cadavre de Kowalski.

Et pour la conscience qui l’habite toujours, c’est encore plus vrai. Une petite fille disparaît. Un cadavre sort de terre. Et Kowalski est le dernier à s’en étonner.

Porté par une écriture solide, un premier roman profondément singulier.

Le cadavre de Kowalski

132 pages

9782923975535

Vincent
Brault

Revue de presse

« Fable sur les liens identitaires entre corps et conscience, Le cadavre de Kowalski nous donne à voir la merveilleuse danse d'un esprit dans un corps qui lui échappe. Étrange. Étonnant. »

« Un bijou... Employons le grand mot : il est rarissime de réussir du premier coup un grand livre où l'essentiel est dit sans sans hâte ni hachures. »

« Le cadavre de Kowalski réussit l'étrangeté. On y est plongé. »

Judy Quinn Nuit Blanche Hans-Jürgen Greif Québec Français David Bélanger Canadian Literature

« Le cadavre de Kowalski est presque oulipien, un croisement entre un roman policier absurde et du Beckett, persillé d'un humour noir décalé, philosophico-anatomique et qui nage dans le burlesque et les lazzis. »

« The plot of Le cadavre de Kowalski is delirious, even more urgent and dreamlike as it advances. Dark humour puts in the odd appearance. We find ourselves in a disorienting world, apparently in the company of a zombie that surprises no one. And there are new characters, perspectives, and revelations to come as more of the circumstances surrounding Kowalski’s death find their way to the surface. »

« Une expérience littéraire. »

Bertrand Laverdure Spirale Peter McCambridge Québec Reads Anne-Marie Bouthillier Revue Les Libraires

« Un drôle de roman, jouant en sourdine la réflexion philosophique, qui allie crimes en série, un flux de conscience faulknérien et une langue qui pourra faire penser à celle de Beckett. »

« Une poésie macabre, narrée avec une insouciance décalée et inattendue.
 »

« Le premier roman de Vincent Brault a de quoi étonner. Un récit inusité, audacieux, culotté, hors norme, qui ne ressemble à rien de connu. »

Christian Desmeules Le Devoir Sylvain Sarrazin La Presse Marie-Claude Rioux La recrue du mois

« Premier roman solide, surprenant et inusité, Le cadavre de Kowalski de Vincent Brault est un récit qui joue avec les codes du genre, quelque part entre le conte d'horreur et la littérature du corps, mais du corps expiré. »

« 

Comment un cadavre peut-il être conscient de sa dimension corporelle? C'est la grande question que Vincent Brault explore dans son premier roman, Le cadavre de Kowalski.

Entrevue.

 »

Catherine Lalonde Le Devoir Marie-Louise Arsenault Plus on est de fous, plus on lit

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