Série K

L'embaumeur

L’homme dont il est question ici a longtemps préparé les morts pour une dernière exposition. Il aime le travail bien fait. Venu à ce métier à rebours des vivants par une sorte de vocation, il a accepté de répondre aux questions de sa fille et de raconter les corps. Pour plus d’efficacité, il a griffonné une liste : le pompier, le prêtre, deux jeunes filles retrouvées près d’une forêt, le métro, etc. Des dizaines et des dizaines de cas que l’embaumeur n’a pas oubliés.

Anne-Renée Caillé a su faire de ces conversations avec son père un premier livre fort, sobre et profond.

 

 

 

L'embaumeur

104 pages

978-2-924666-12-8

Anne-Renée
Caillé

Revue de presse

« Un doigté, des notes brèves, un recours à l'ellipse... pour un texte au caratère nettement durassien. »

« Jamais lu un texte de la sorte. C'est comme s'il avait été écrit pour alimenter mes craintes et fascinations. Lu d'un trait, comme un dernier râle. »

« Un récit qui ne ressemble à aucun autre. D'abord par les mouvements de ressac de son écriture fluide qui aborde le sujet avec circonspection et délicatesse, et puis par la conscience aiguë de faire oeuvre de mémoire. Un livre à conserver. »

Hans-Jürgen Greif Frontières Claudia Larochelle Martine Desjardins L'actualité

« À l'occasion de la sortie de son récit très intime, poétique, et qui fait parfois froid dans le dos... Entrevue avec Anne-Renée Caillé. »

« Intriguant petit livre, chouchou du mois. »

« Un premier livre aux images si fortes qu'elles nous restent en tête... Ce que disent ces images, c'est le scandale et l'absurdité de la mort, une réalité qui finit par peser lourd sur l'embaumeur, qui traîne avec lui un cimetière intérieur. Cet étrange métier, parfaitement rendu sous la plume d'Anne-Renée Caillé, fait voir de cruelles vérités que tout le monde préfère ignorer. »

Les Herbes Folles (CISM) La fabrique culturelle Chantal Guy La Presse +

« Anne-Renée Caillé maitrise l’art de la chute. Chaque fragment est rédigé avec une précision chirurgicale et se termine par une phrase-choc, qui oblige le lecteur à encaisser, à méditer et à se remémorer l’importance de la dignité humaine. Un récit percutant, troublant et touchant, père et fille se rencontrent réellement, mêlant leurs voix, amalgamant leurs descendances. »

« Un premier roman à surveiller, à la langue libérée, qui nous offre une plongée derrière une porte habituellement fermée. »

« À l’aide d’une langue refusant courageusement d’emballer les cadavres dans un hypocrite linceul de lyrisme, Anne-Renée Caillé retranscrit sans fioriture ce qu’elle a récolté, armée d’un parti pris pour le non-dit et pour le silence tranchant avec une époque où la mort croule trop souvent sous un babil pop-psychologisant.  »

Marie-Hélène Métivier Les Méconnus Josée-Anne Paradis Les Libraires Dominic Tardif Le Devoir

« L'oiseau rare de la rentrée. Un premier livre inclassable, empreint de poésie. »

Danielle Laurin Le Devoir